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À quel moment as-tu décidé que tes besoins passaient après ceux des autres ?

Et surtout... qui t'a fait croire que c'était une preuve d'amour ?


Il y a une question que je pose souvent en accompagnement.

Une question simple.

Une question qui provoque souvent un long silence.


À quel moment as-tu décidé que tes besoins passaient après ceux des autres ?


Parce qu'au départ, aucun enfant ne naît en se disant :

"Plus tard, je m'oublierai complètement pour faire plaisir à tout le monde."


Et pourtant, combien de femmes vivent aujourd'hui exactement comme cela ?


Elles s'occupent de tout.

De tout le monde.

Elles anticipent.

Elles organisent.

Elles rassurent.

Elles portent.

Elles soutiennent.


Et quand arrive enfin un moment pour elles...


Elles culpabilisent.

Les championnes du monde du « ça va »

Tu les connais.


Peut-être que tu en fais partie.


Quand on leur demande comment elles vont, elles répondent :

"Ça va."


Même quand elles sont épuisées.

Même quand elles ont envie de pleurer.

Même quand elles ne savent plus très bien où elles en sont.


Parce qu'elles ont appris très tôt que leurs besoins n'étaient pas prioritaires.

Alors elles continuent.

Encore.

Et encore.


Jusqu'au jour où le corps commence à envoyer des courriers recommandés.

Fatigue.

Irritabilité.

Manque d'envie.

Perte de sens.

Baisse d'énergie.

Parfois même burn-out ou dépression.


Parce que ce que l'on refuse d'écouter finit toujours par parler plus fort.


La bonne élève, la bonne mère, la bonne épouse...

Beaucoup de femmes ont grandi avec une idée profondément ancrée :


Être aimée, c'est être utile.


Alors elles deviennent performantes.

Disponibles.

Gentilles.

Compréhensives.

Elles apprennent à être ce que les autres attendent.


Le problème ?

À force de devenir tout ce que les autres attendent, elles finissent parfois par ne plus savoir qui elles sont.

Elles connaissent les goûts de leurs enfants.

Les besoins de leur conjoint.

Les attentes de leur patron.


Mais lorsqu'on leur demande :

"Et toi, qu'est-ce que tu veux vraiment ?"


Le silence s'installe.


Se choisir n'est pas être égoïste

C'est probablement l'un des plus grands malentendus de notre époque.


👉Se choisir n'est pas abandonner les autres.

👉Se choisir n'est pas devenir égoïste.

👉Se choisir n'est pas penser uniquement à soi.

👉Se choisir, c'est simplement se remettre dans l'équation.


Parce que si tu n'es plus dans l'équation, le résultat finit toujours par être faux.


Imagine une voiture qui roule depuis des années sans jamais passer à la station-service.

À un moment, ce n'est plus une question de volonté.

C'est une question de carburant.


Et beaucoup de femmes essaient aujourd'hui de donner ce qu'elles n'ont plus.

Du temps.

De l'énergie.

De la patience.

De l'amour.


Tout en étant elles-mêmes à sec.


Et si tu devenais aussi importante que les autres ?

Pas plus importante.

Pas moins importante.

Aussi importante.


Juste ça.


Parce qu'au fond, ce n'est pas de l'amour que de s'abandonner soi-même.

Ce n'est pas du courage.

Ce n'est pas de la générosité.

C'est souvent une habitude.

Une vieille programmation.

Un réflexe devenu automatique.


La bonne nouvelle ?

Tout ce qui a été appris peut être désappris.


Une petite expérience

Aujourd'hui, prends quelques minutes.

Pose-toi cette question :


De quoi ai-je besoin en ce moment ?


Pas ce dont les autres ont besoin.

Pas ce qu'il faudrait faire.

Pas ce qui serait raisonnable.

Toi.

De quoi as-tu besoin ?


Puis demande-toi :


Quel serait le plus petit pas possible pour honorer ce besoin aujourd'hui ?


Parfois, la révolution commence simplement par là.


Parce qu'un jour, il faut arrêter de vivre comme si tout le monde comptait... sauf soi.


Et peut-être que l'amour de soi commence exactement à cet endroit-là.



 
 
 

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